Un court métrage hybride – Animation 2d et prise de vue réel
Un court métrage de Laureen Musard et Arthur Monternier
Court métrage de 9 minutes
À 32 ans, Luce avance dans le monde comme on traverse un espace dont on ne possède pas les codes. Il ne vit que pour une seule chose, une chose qui lui donne l’envie de partager : les nuages. Il en connait tous les termes scientifiques, leurs fonctions, leur impact. Luce n’est pas volontairement en rupture : il est simplement ailleurs, dans une manière d’être au monde qui échappe aux normes partagées.
Aborder la différence dans notre société

Obsédé par les nuages et la météorologie, Luce parcourt la ville avec une étrange machine artisanale pour distribuer ses propres bulletins météo et tenter de créer du lien avec les autres. Mais lorsqu’un orage imprévu fait vaciller son système et son rapport au monde, sa solitude éclate au grand jour.

Quelles sont les limites de la différence en société ? Jusqu’à quel point l’accepte-t-on ?
Chaque jour, Luce distribue son propre bulletin météo dans la rue. Il aborde les passants, les tient a la jambe dans des monologues passionnés où les nuages du jour se mêlent à ses ressentis les plus intimes.
Derrière les cumulonimbus et les stratus, il parle aussi de lui, de ce qu’il ressent, de cette solitude diffuse qu’il ne nomme jamais directement. En mêlant sa passion et ses ressentis, il crée son propre langage. Une manière de parler qui lui est propre :
« Personne n’aime les nuages ou même un autre phénomène météorologique au point de se ridiculiser de toute une ville, parce que tous les gens ont peur d’une chose, pour n’importe qui, c’est d’être mal vu des autres et moi je m’en fou pour vu que j’aime ce que j’aime »
Ce film naît de ce décalage.
D’un désir de regarder autrement ce que nous appelons le «normal»

Déplacer le regard, déplacer l’empathie, déplacer la frontière entre ce qui est perçu comme “adapté” et ce qui ne l’est pas. Car derrière l’inadéquation apparente de Luce, il y a une sensibilité aiguë au monde, une manière de capter ce que d’autres ne voient plus et une grande solitude.
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